Pendant longtemps, ma place préférée fut celle placée près de la fenêtre. N'importe où, mais près de la fenêtre. Il faut dire qu'à l'époque, mon collège avait d'autres chats à fouetter que d'acheter des rideaux.
Mais depuis que je suis passée au lycée, j'ai appris à éviter ces places... Or aujourd'hui, je me vis contrainte (horreur ! malheur !) d'y retourner.
La question est : quel rapport avec les tailleurs de rideaux ? (comment ça vous vous en fichez ?)
Il faut savoir que les rideaux dont sont équipées nos sales de classes sont laids à souhait. Leur couleur varie entre le marron et le bleu marine sale, selon les classes. Certains ont, pour d'obscures raisons des trous de 20 centimètres de côté dans certains coins (je soupçonne les profs de se pourvoir ainsi de chiffons pour effacer les tableaux velleda... là où les salles en sont équipées).
Mais leur inesthétisme n'est pas la chose la plus gênante. Non, les rideaux sont, j'ose le dire, une invention démoniaque.
Leur longueur a du être soigneusement et longuement calculée :
Ils sont trop courts pour que nous, pauvres élèves, puissions les coincer entre la table et le mur, mais juste assez longs pour venir balayer les tables contre les fenêtres, au gré des vents, et des replis du tissu. Pourtant, au vu de la hauteur des fenêtres (placées assez en hauteur), rien, RIEN ne justifie une telle longueur de tissu.
Rien n'est plus exaspérant que d'essayer de prendre un cours, ou de remplir une feuille de contrôle, en ayant un rideau qui balaye la table (ou en occupe carrément une bonne partie.
Et rien, rien n'y fait. Impossible de le coincer nulle part. La seule alternative est de le glisser par l'ouverture de la fenêtre, mais qui dit fenêtre ouverte dit chaleur, qui dit chaleur, dit souvent soleil, qui dit soleil, dit rideau tiré, qui dit rideau tiré, dit rideau pas glissé dans la fenêtre (vous suivez toujours ?).
Au vu de la gêne occasionnée, je soupçonne un acte préméditté. Il ne peut en être autrement, ce n'est pas possible de créer une telle horreur par hasard.
Ainsi je préconise l'extermination des tailleurs de rideaux. Une punition à la hauteur de leur crime.
Par pendaison, avec leurs rideaux en guise de cordes évidemment.
Ou bien empalés sur les tringles des sus-désignés rideaux.
Je suis suffisamment magnanime pour leur laisser le choix.
Commentaires :
Re:
Re: Re:
En fait, ils surveillent ton joueb, et chaque tentative de dénonciation de ta part, ils repassent à l'attaque.
Le complot mondial ne passera pas par moi !
Re:
Nos fenêtres sont aussi des fenêtres à emmerdement maximal.
Soit l'ouverture est tout en haut, et assez réduite (donc pas de coinçage de rideau possible).
Soit elle s'ouvre vers l'intérieur, et en grand. Pas de juste milieu.
Donc pas de coinçage de rideau possible (et c'est pas faute d'avoir cherché.)
Re: Re: Re:
Re: Re: Re: Re: Re:
Tsss...
Un groupe en plus à rajouter sur ma liste de "Personnes à exterminer d'urgence"

exvag