Je ne sais même pas ce dont j'ai envie ce soir. Je ne sais même pas où j'en suis. J'ai une boule dans la gorge, comme un mal au coeur, un vague à l'âme terrible. Je suis triste, mais je n'ai pas envie de pleurer, pas là dessus, pas pour lui.
Lui... Lui c'est un ami. Non pas MON ami, pas mon meilleur ami, celui pour qui j'avais fait un post. Non. Mais un ami quand même, avec qui j'avais partagé des tas de choses, à qui j'avais dit des choses sur moi, que je n'avais jamais dites à personne. Avec qui j'avais rit. J'en ai peu, d'amis et aujourd'hui encore un peu moins.
Il m'a rayée de sa vie.
Comme ça. Il a tiré un trait, comme si c'était simple, comme si c'était possible. Depuis quelque jours. Au début j'imaginais que cela passerai, que ce n'était qu'une embrouille. Mais non.
Il m'a rayée de sa vie. Il ne me regarde plus, il ne me parle plus. J'ai essayé deux fois de m'expliquer sur messenger. Il m'a envoyée paitre, brutalement. Depuis c'est le silence radio. Il m'ignore totalement, en cours, le pire c'est qu'on a plein d'amis en commun. Moi je m'en fous j'estime que ce n'est pas à moi d'assumer les conséquences de son caractère, donc je vais voir mes amis, même si il est avec eux. Mais il refuse de me parler, ou même de m'évoquer, toute tentative de "médiation" de la part d'amis. Comme si rien n'avait jamais existé.
C'est bizarre comme ça m'attriste et comme je m'en fous en même temps. Ca m'attriste par ce que je l'aimais beaucoup, parcequ'il m'était précieux. Parce que je ne comprends pas son attitude.
On a eut une petite altercation, la semaine dernière, une fois. Et encore, altercation est un bien grand mot. Et depuis c'est silence radio. Je sais que ce n'est pas à cause de ça que ce ne peut être à cause de ça. J'imagine qu'il y a quelque chose en moi qu'il ne supporte plus, qu'il ne supportait plus et que c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
Mais je ne comprends pas sa réaction, pourquoi si soudainement, pourquoi si brutalement. Je n'ai rien fait de détestable, je.. je ne sais pas..
donc, quelque part je "m'en fous", dans le sens où j'ai essayé de racommoder les choses, maintenant je ne peux rien faire de plus, je ne vais pas aller mendier ses paroles. Je suis en accord avec moi même, avec ce que j'ai fait.
J'imagine que nos caractères ont évolués, et que le point de rupture a été atteint..
Mais ça fait mal que ce soit aussi brutal. Du jour au lendemain, plus un mot, si ce n'est une petite discussion sur internet, à la limite de l'insulte. Ca fait mal de se dire qu'il y a quelque chose en soi de détestable à ce point.
"Elle le veilla toute la nuit, cette nuit qui aurait dû être celle de leurs noces, chassant les petites chauves souris transparentes qui s'abattaient sur le linceuil, éventant d'une branche le beau visage creusé. Puis elle finit par tirer le drap. La grande statue blanche, le gisant, se reflétait dans le plexi de la fenêtre, comme dans son rêve, et il y avait, à la hauteur de la poitrine, une trainée de sang.
Villys ne priait pas, elle ne savait pas." (toujours La Plaie, toujours Nathalie Henneberg.)
Commentaires :
Re:
Je pense exactement comme Lili.
Je ne sais pas ce qui le motive à réagir de la sorte, mais il perd beaucoup, à cause de son attitude envers toi. C'est ce qu'on appelle être stupide comme un ours.
Re: Re: Re:
Merci tous les deux :)
(je rigole toute seule lol) (oui oui, il s'en faut de peu chez moi... ^^)

Lili-la-tigresse
Parce qu'un véritable ami ne part pas sans explication, sans raison
courage :)